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Macbeth Giuseppe Verdi Opéra

Créé au Teatro della Pergola à Florence, le 14 mars 1847

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Présentation

Distribution

En raison des décisions prises par le Président de la République et le Gouvernement français afin de prévenir la propagation du COVID-19, l’Opéra de Dijon est contraint d’annuler les représentations de Macbeth.

 

CRÉÉ Au Teatro della Pergola à Florence, le 14 mars 1847
SPECTACLE EN ITALIEN SURTITRÉ EN FRANÇAIS 
NOUVELLE PRODUCTION DE L’OPÉRA DE DIJON

MUSIQUE Giuseppe Verdi
LIVRET Francesco Maria Piave & Andrea Maffei d’après William Shakespeare

DIRECTION MUSICALE Sebastiano Rolli
ORCHESTRE DIJON BOURGOGNE
CHŒUR DE L’OPÉRA DE DIJON
CHEFFE DE CHANT Futaba Oki 
CHEFS DE CHŒUR Anass Ismat et Clothilde Sebert 

ASSISTANAT A LA DIRECTION MUSICALE Leonardo Benini


MISE EN SCÈNE Nicola Raab
DÉCORS & COSTUMES Ashley Martin-Davis
LUMIÈRES Andrew May
VIDÉO Pierre Martin
ASSISTANAT AUX COSTUMES Clara Ognibene
ASSISTANAT MISE EN SCENE Claudia De Serpa Soares

AVEC LE MÉCÉNAT du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne

AUDIODESCRIPTION Dimanche 29 mars à 15h

MACBETH Stephen Gaertner
LADY MACBETH Alexandra Zabala
BANCO Dario Russo
SUIVANTE DE LADY MACBETH Valentina Marghinotti
MACDUFF Carlo Allemano
MALCOLM Yoann Le Lan
MEDICO Jonas Yajure*
APPARITION 1 | SERVO Rafael Galaz*
SICARIO | ARALDO Zakaria El Bahri*
APPARITION 2 Anna Piroli*
APPARITION 3 Léo Cassina et Egon Batifoulier-Burkhalter en alternance (solistes de la Maîtrise de Dijon)
FLEANCE Elias Bergerot-Galowitz

FIGURANTS Sarah Chlaouchi, Raphaël Mena, Marie-Angèle Lucchesi, Raphaël Mena, Géraldine Pochon


 

*SOLISTES DU CHŒUR DE L’OPÉRA DE DIJON

ACTE I

Dans un bois, la nuit, Macbeth et Banquo, deux généraux du roi Duncan, croisent un groupe de sorcières qui leur font d’énigmatiques révélations. Elles saluent Macbeth comme seigneur de Cawdor et roi d’Ecosse et promettent à Banquo qu’il engendrera une lignée de roi sans être roi lui-même. Les deux hommes sont encore plus troublés quand surviennent des messagers annonçant que le roi vient justement de nommer Macbeth seigneur de Cawdor. Dans son château où le roi doit venir passer la nuit, l’ambitieuse Lady Macbeth pense que le moment est venu de voir se réaliser la prophétie des sorcières. Macbeth se laisse convaincre par sa femme qui le pousse à assassiner le roi pour s’emparer de la couronne. Macbeth accomplit son forfait mais est accablé par l’horreur de son crime. Lady Macbeth l’accuse de lâcheté et s’empare du couteau ensanglanté avec lequel il vient de tuer le roi. Elle devient complice du crime en dissimulant l’arme pour faire croire à la culpabilité des gardes. Macduff, un noble écossais, et Banquo découvrent le roi assassiné. Tous maudissent l’auteur de ce crime.

ACTE II

Macbeth est devenu roi d’Ecosse tandis que Malcolm, le fils du roi Duncan, a pris la fuite après avoir été accusé du meurtre de son propre père. Lady Macbeth veut maintenant que son mari se débarrasse de Banquo et de son fils pour mettre en échec la prédiction des sorcières sur sa lignée de rois. Banco est assassiné, mais son fils parvient à s’enfuir. Lors d’un banquet qui réunit toute la cour, Macbeth voit apparaître le spectre de Banco. L’attitude étrange et les propos incohérents de Macbeth font naître la suspicion dans l’assemblée. Macduff croit plus prudent de quitter le pays qui lui semble désormais « gouverné par une main maudite ».

ACTE III

Dans une caverne obscure, les sorcières préparent leur sabbat. Macbeth se présente pour les interroger à nouveau. Trois apparitions viennent d’abord rassurer Macbeth en lui apprenant qu’aucun homme né d’une femme ne pourra lui nuire et qu’il n’a rien à craindre tant que la forêt de Birnam ne se mettra pas en marche contre lui. Mais soudain la terreur s’empare de lui à la vue d’une procession de huit rois suivis de Banquo tenant un miroir. Macbeth s’évanouit. Quand il se réveille, sa femme est à ses côtés pour lui insuffler le désir de tuer encore pour survivre. La femme et les enfants de Macduff devront périr.

ACTE IV

À la frontière de l’Ecosse et de l’Angleterre, les proscrits écossais pleurent leurs morts, victimes de la fureur de Macbeth. Macduff est déterminé à venger la mort de sa femme et de ses fils. Héritier légitime du trône après l’assassinat de son père, Malcolm arrive à la tête d’une troupe de soldats. Il ordonne que chacun coupe une branche de la forêt de Birnam pour se dissimuler tout en avançant vers le château de Macbeth. Dans une effrayante crise de somnambulisme, Lady Macbeth avoue les crimes horribles qu’elle et son mari ont commis. Macbeth réagit à peine quand on vient lui annoncer la mort de son épouse mais il est bouleversé en apprenant que la forêt de Birnam marche sur lui. Au cours du combat qui s’engage, Macbeth est tué par Macduff qui lui révèle qu’il n’est pas né de sa mère, mais qu’il a été « arraché de son sein ». Toutes les prophéties se sont accomplies. Malcolm est proclamé roi.

Un pays en plein effondrement, les premiers stades de la guerre civile : guerre des gangs, combats de rue et citoyens regroupés en milices.

Tout cela s’inscrit dans un monde qui nous est trop familier, un monde de cités et banlieues.

Le roi est encore au pouvoir, mais il doit commencer à utiliser la violence contre son propre peuple pour préserver son statut.

L’un des hommes du roi, parmi les plus riches, rentre chez lui après plusieurs semaines de combats. Il  se rend compte que tout a changé entre-temps, dans sa maison, et que lui-même a changé. Il ne peut pas tout à fait mettre le doigt sur ce qui est différent, mais rien n’est plus comme avant.

C’est sa femme qui lui ouvre les yeux : il a gouté à la soif de pouvoir. Ou peut-être est-ce elle qui en a découvert le goût. L’ambition. Le désir.

Ensemble, ils assassinent le roi, s’emparent du pouvoir et s’embarquent dans une folie meurtrière, affirmant leur nouveau pouvoir en ces temps instables.

Mais ils finissent rattrapés par leurs propres actions, de manière inattendue et imprévisible. L’instabilité vient d’eux-mêmes.

Un homme et une femme, un couple et sa dynamique. Ce désir, qui tourne en rond et ne connaît que le meurtre et la destruction pour se développer. Point mort, aucune création, ni en bien, ni en stabilité, rien de positif, aucune création de générations futures. Point mort. Temps mort. Un temps qui ne s’écoule pas. Qui ne s’écoule pas pour eux. Ils ne peuvent pas avoir d’enfants. La seule façon pour eux de se protéger est donc de tuer les enfants des autres.

Une réalité cruelle qui affronte le surnaturel, éternellement présent au cœur et autour de l’humain,  qui ne disparaît jamais et qui fera toujours sentir son influence, quel que soit notre degré de civilisation ou de "non civilisation", quels que soient nos actes et nos croyances. Shakespeare et Verdi nous parlent d’une seule voix, les maîtres d’un théâtre humain et d’un théâtre musical puissant et inquiétant.

Un opéra totalement adapté à notre époque : des forces politiques engendrant la division, la guerre et les luttes de pouvoir, qui balayent d’un revers de la main la fine couche de bonnes manières, de civisme et de soi-disante civilisation qui nous sépare de la barbarie. Des mouvements et des développements qui se rapprochent chaque jour de ce sentiment de sécurité dans lequel nous nous berçons, une violence sourde que nous commençons à ressentir et percevoir tout autour de nous.

Une réalité dans laquelle, au bout du compte, même le plus puissant peut être jeté au bas de son trône, assassiné en un instant par la simple pression d’un bouton.

Une réalité dans laquelle l’individu ne compte plus.

Une réalité qui semble trop familière, trop inoffensive la plupart du temps. Jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus.

L’horreur des banlieues.

Les lignes claires et nettes du décor et de la scénographie permettront de faire le lien entre cette histoire médiévale et notre réalité quotidienne, notre environnement actuel.

A la manière de panneaux indicateurs, des images claires nous permettent de comprendre l’époque dans laquelle nous vivons : des guerriers, quel genre de guerriers ? des armes, quel genre d’armes ? qu’est-ce que cela nous dit sur le type de combat qui se déroule ? des réfugiés, des sacs mortuaires, des clôtures ad hoc, des pilotes de drones... le monde dont nous entendons parler au journal du soir. Et le surnaturel, le “sur”-naturel, ancré dans l’humanité, dans nos âmes... jamais très loin de la surface.

Nicola Raab 

 

Médias

Bande-annonce

Photos des répétitions